Préambule
Bien que fréquentant la Bretagne depuis de nombreuses années, je n’avais croisé qu’une fois un Fest-Noz, c’était le 21 juin 1976 sur la plage du sillon, aux pieds des remparts de Saint-Malo. La musique bretonne me plaisait déjà et je m’étais précipité sur les premiers disques d’Alan Styvell. C’était une période de bouillonnement musical en France et, depuis dix ans, l’on été régulièrement submergé de nouvelles musiques, de nouveaux styles.
De ce premier Fest-Noz, il ne me reste que quelques diapositives et rien d’autre qu’un vague souvenir. J’ai probablement écouté la musique et attendu les feux de la Saint-Jean. Je ne sais plus combien de temps j’y suis resté, ma mémoire a oublié les danseurs qui sont bien présents sur mes images, un bon nombre dansant autour d’un feu de bois et tous les danseurs dansent en chaine. Sur la scène, car il y en avait une montée sur la plage ! un couple de sonneurs et une batterie en arrière-plan. Une affiche annonçait un un Fest-Noz à Paramé pour le 26 juin avec Ar Valeerien Vroz. Je me rends compte aujourd’hui que tout cela n’est pas anodin, j’y reviendrai.
Depuis, rien, les Festoù-Noz et moi ne nous étions pas rencontrés.que ce soit autour de Bénodet, Dinard, Camaret, Auray, Saint-Brieuc ou Douarnenez. Rien de tel ne met apparu lors de mes séjours. Rien non plus avant, en 68-69 lors d’un séjour prolongé pour cause de service militaire entre Vannes, Saint-Malo et Dinan.
Je n’ai jamais été attiré par les festivités estivales à touristes, par les fêtes en costumes, les bagadoù, non, je préfère l’imprégnation lente, l’immersion dans le quotidien plutôt que les circuits balisés faits pour les gens de l’extérieur.
Pourtant, le terme de Fest-Noz ne m’a jamais été réellement inconnu. Je ne parle pas le Breton, je ne parle rien, rien que le Français, insignifiant en Anglais, ni vraiment le Ch’ti et encore moins le Flamand, ma principale origine. Non, rien, et, malgré cela, Fest-Noz m’a toujours évoqué une fête nocturne, comme quoi, l’intuition !