C’est fait, j’ai choisi, cela fait plusieurs mois que mon choix s’est fixé sur Dotclear 2 pour motoriser mes futurs sites internet. Seulement, Dotclear est encore en phase bêta, c’est-à-dire que c’est un soft à manipuler avec précaution, et à priori pas destiné aux dilettantes, tant pis. L’application est vraiment séduisante, plutôt stable, les mises à jour se font sans réel problème et je n’ai pas envie de m’investir dans d’autres solutions. Je maitrise un peu les outils de publication, mais ce n’est pas mon job ! Je suis photographe-auteur, artiste si vous voyez, et quand je passe trop de temps sur des outils internet, je ne crée plus. Stop. Ce sera Dotclear 2, cessons les tergiversations.
Dotclear 2 est un outil moderne qui tourne uniquement avec la version la plus récente du langage PHP : PHP5, c’est un dialecte informatique. De ce fait, l’on a quelques difficultés à trouver l’hébergement qui l’accepte. C’était surtout vrai l’année dernière, cela l’est déjà beaucoup moins aujourd’hui.
Donc, je cherchais à héberger mon site.
Précédemment, j’avais écrit mes premiers sites directement avec mes petites mains, en bricoleur du dimanche. Et pour les diffuser au monde, je m’étais adressé à Online.net, autrement dit Free. Une grosse machinerie pas très réactive et manquant franchement de souplesse. L’année dernière, il n’était pas envisageable de faire tourner une application écrite en PHP5 chez Online. Depuis, il semble que la politique de la maison ait changé, mais il y manque toujours la souplesse.
L’hébergement, c’est un petit espace sur un ordinateur connecté à internet, avec la possibilité de faire tourner ses propres outils et d’envoyer ses pages sur la grande toile. Donc, l’année dernière, je cherchais un toit pour Dotclear2, entre autres. Appels aux moteurs de recherches, aux sites spécialisés et l’on se retrouve avec un choix pléthorique bien que les solutions soient difficilement comparables entre elles. C’est bien pire que la tarification de la téléphonie mobile !
Après bien des hésitations, je jette mon dévolu sur un petit hébergeur que je ne citerai pas. Cela fonctionnait bien mieux que chez Online, jusqu’à ce problème d’interface qui devenait totalement amorphe. Pas de réaction, pas de réprimandes, de mot doux in english. Non, rien de rien, c’est comme si je n’existais plus. Je courrielle à plusieurs reprises chez l’hébergeur, et là, un doute apparaît. Pas de réponses pendant plusieurs jours, des silences, c’est encore les vacances scolaires. C’est fou ce qu’il y a comme vacances et à quel point les Français, ce qui peuvent évidemment, s’absentent pendant les « vacances » !
Bref, je me retrouvais seul avec un hébergement à l’électro-encéphalogramme plat. Une réponse évasive de-ci de-là, mais pas de réponses concrètes. Parallèlement, je sollicitais le forum de Dotclear avec, là aussi, peu de réponses. Si, un f_trt s’est penché sur mon cas, je l’en remercie encore.
La question que l’on devrait toujours se poser face au choix d’un hébergeur est : qui se trouve derrière et avec quels moyens ? Un simple ordinateur branché sur Free ou Wanadoo peut faire l’affaire. Bien sûr, cette solution ne tient pas le choc de multiples hébergements. Mais, entre cette solution minimaliste et les gros data-center avec des techniciens en scaphandre naviguant dans des salles climatisées sous la lumière de champs de néon, il y a une multitude de possibilités.
Un tour sur le forum de l’hébergeur, il en possède souvent un, un oeil sur les sites hébergés, et c’est La surprise, c’est vraiment léger. Qui s’occupe de la chose ? Un étudiant en informatique qui fait ses gammes, une entreprise en déshérence, une ménagère de moins de cinquante ans ? Je ne cherche plus à savoir. Il faut que je change.
Mon site est ma plaquette, mon book, mon outil de travail. Pas une boutique, seulement la vitrine. Et je reste bloqué pour… quelques dizaines d’euros ! Car l’essentiel est là, un hébergement de qualité, mutualisé s’entend, ne vaut guère plus. Il en existe même de gratuit ou presque pour des sites communautaires. Et je me pourris la vie pour quelques dizaines d’euros au lieu de travailler efficacement. C’est fou comme l’on peut se focaliser sur des points de détail lorsque l’on ne maitrise pas correctement des techniques qui nous dépassent.
Ni une, ni deux, je visite une nouvelle fois le site de Dotclear, mais cette fois-ci, c’est décidé, il me faut trouver un hébergeur solide. Le tour est vite fait, j’élimine les hébergeurs à problème, ceux listés comme nécessitant des manips particulières. Ensuite, dans le reste, je compare les prix, quand même, j’évite les $, les forfaits abscons et les hébergeurs mutualistes, c’est bien qu’il en existe, mais il ne faut pas que je pousse là. Il ne me reste que deux candidats, c’est tout. Un oeil sur les forums, la liste des sites hébergés quand elle existe. Le choix est vite fait, ce sera PHPnet. C’est du lourd, du pas cher et il semble bien y avoir du monde aux manettes derrière les écrans.
Je subodore que la liste n’a pas été mise à jour depuis quelque temps. L’équipe de Dotclear fait déjà un travail formidable, laissons-leur le temps. Les possibilités d’hébergement correctes doivent être bien plus vastes, pas graves, j’ai trouvé mon Graal.
Le compte est créé en quelques minutes, une fois les procédures FTP identifiées, je reconstitue mes sites avec six sessions de Dotclear plus une Gallery Menalto (pour voir) et mes anciens sites. Le lendemain, je crée sept bases MySQL5 en un tour de main. C’est fou comme l’on se sent puissant, un dieu du net, quand tout se déroule simplement, comme prévu.
Après, on se calme, on attend sagement que la première redirection (chez Gandi) soit effective. L’hébergement a été créé, mais le compte de secours est sous PHP4, alors que le premier domaine qui sera actif, airphot.fr, est d’office en PHP5. C’est proposé, j’ai évidemment accepté. Je ne peux donc pas tester, ou plus exactement, le test de Dotclear me signale l’erreur, patiente.
Donc, cela fait des mois que je me triture les méninges, que je regarde les scripts de Dotclear comme une poule qui regarde une horloge, que je me morfonds, que je, que je, que je… Tout cela pour un choix d’hébergeur à moins de 100 € et des réticences à quitter celui-ci en cours d’abonnement !
Chez Online, c’est plus gênant, je n’arrive pas à récupérer le nom de domaine créé chez eux.
Eh bien, changer d’hébergeur, transférer ses domaines, ce n’est vraiment pas la mère à boire. Quand ça ne va pas, basta ! on cherche mieux pour pouvoir se consacrer à l’essentiel.
Je ne suis pas le seul à présenter cette attitude pathologique de fidélité à u hébergeur, il suffit de parcourir les forums, celui de Dotclear en particulier, pour le constater. C’est mystérieux un hébergement, c’est nouveau pour beaucoup d’entre nous, alors on y entre comme dans une cathédrale, à petits pas, sans faire de bruit.
Un hébergeur, c’est quelqu’un comme vous et moi, quelqu’un qui rit, qui parle, qui fait la gueule, qui se la joue et qui peut nous laisser tomber. Si ça ne va pas, laissez-le tomber le premier, c’est le premier qui gagne, et occupez-vous de ce auquel vous attachez de l’importance, vos sites et ce que vous avez à y écrire et montrer.
P.-S., Les Gandi-blog, c’est pas mal dès que l’on à peu de pièces jointes et que l’on peut se contenter de de refaire un thème sans toucher aux fichiers.PHP, comme sait si bien le faire Kozlika !